Élections Québec 2026 : que proposent les partis pour les chiens et leurs humains ?

Dernière mise à jour : 18 septembre 2026.

À l’approche des élections générales québécoises du 5 octobre 2026, nous avons voulu regarder un sujet qui concerne directement beaucoup de foyers : quelle place les principaux partis accordent-ils aux chiens, aux animaux de compagnie et, plus largement, à la protection animale ?

Maison Canis n’appuie aucun parti politique. L’objectif de cet article est de réunir, au même endroit, des positions et engagements publics vérifiables afin que chacun puisse se faire sa propre opinion. Nous distinguons les réponses au questionnaire de la SPCA, les engagements électoraux et les actions déjà réalisées.

La SPCA a publié les réponses des partis

La SPCA de Montréal a maintenant rendu publiques les réponses à son questionnaire électoral transmis aux principaux partis en juillet. Le Parti libéral du Québec, le Parti Québécois et Québec solidaire ont répondu. Selon la SPCA, la Coalition Avenir Québec et le Parti conservateur du Québec n’ont pas donné suite au questionnaire au moment de sa publication.

Le questionnaire porte notamment sur les interdictions d’animaux dans les logements, le bien-être des animaux d’élevage, les fermes à fourrure et la prise en compte du bien-être de l’animal lors d’une séparation conjugale.

Consulter l’analyse publiée par la SPCA de Montréal.

Coalition Avenir Québec

Réponse au questionnaire de la SPCA : aucune réponse reçue selon la SPCA au moment de la publication de ses résultats.

Cette absence de réponse ne signifie pas que le gouvernement sortant n’a pris aucune mesure concernant les chiens. En juin 2026, le gouvernement a notamment fait adopter le projet de loi no 10, qui lui donne un nouveau pouvoir pour encadrer les activités liées aux chiens d’assistance. Des exigences liées à la formation de ces animaux pourraient notamment être instaurées.

Source : Coalition Avenir Québec, adoption du projet de loi no 10.

Parti libéral du Québec

Le PLQ a répondu au questionnaire de la SPCA.

  • Animaux dans les logements : le parti se dit favorable à la fin des interdictions d’animaux dans les logements, tout en souhaitant un cadre qui tienne compte des autres locataires et des droits des propriétaires.
  • Animaux d’élevage : le PLQ est favorable à des normes minimales obligatoires de bien-être animal. Il indique vouloir s’appuyer sur la science, l’expertise vétérinaire et la concertation avec le milieu agricole.
  • Fermes à fourrure : le parti se dit favorable à leur interdiction, avec une transition organisée avec les producteurs concernés.
  • Séparation conjugale : le PLQ ne s’engage pas, à ce stade, à modifier explicitement le Code civil comme le demande la SPCA. Il souhaite d’abord examiner les conséquences juridiques d’une telle modification.

Parti Québécois

Le PQ a répondu au questionnaire de la SPCA.

  • Animaux dans les logements : le parti ne soutient pas la proposition visant à rendre sans effet les clauses de bail interdisant les animaux. Il indique que cette mesure a été débattue puis rejetée par ses membres lors de son congrès d’orientation de janvier 2026.
  • Animaux d’élevage : le PQ se dit favorable à des normes minimales obligatoires. Il propose notamment que la responsabilité du bien-être animal soit confiée à un autre ministère que le MAPAQ et souhaite appliquer les codes de pratique nationaux avant de les réviser selon la réalité québécoise.
  • Fermes à fourrure : le parti appuie le principe d’une interdiction, sans s’engager à ce qu’elle entre en vigueur durant la première année d’un éventuel mandat. Il souhaite d’abord procéder à une analyse législative.
  • Séparation conjugale : le PQ ne s’engage pas à modifier explicitement le Code civil. Il fait valoir que le droit québécois reconnaît déjà le statut particulier des animaux et que la jurisprudence peut permettre une interprétation plus large.

Québec solidaire

Québec solidaire a répondu au questionnaire de la SPCA.

  • Animaux dans les logements : le parti soutient la fin des clauses de bail interdisant les animaux. Cette position est cohérente avec le projet de loi no 494, déposé par le député Andrés Fontecilla et réinscrit à l’Assemblée nationale en mai 2026.
  • Animaux d’élevage : Québec solidaire se dit favorable à des normes minimales obligatoires, incluant des exigences d’espace, avec une période de transition et des mesures d’accompagnement pour les fermes.
  • Fermes à fourrure : le parti se dit favorable à leur interdiction.
  • Séparation conjugale : Québec solidaire soutient une modification explicite du Code civil afin que l’intérêt et le bien-être de l’animal, ainsi que les liens d’attachement avec les personnes concernées, puissent être pris en compte lors d’une séparation.

Source : Assemblée nationale du Québec, projet de loi no 494.

Parti conservateur du Québec

Réponse au questionnaire de la SPCA : aucune réponse reçue selon la SPCA au moment de la publication de ses résultats.

Il n’est donc pas possible d’attribuer au PCQ une position 2026 à partir de ce questionnaire. L’absence de réponse au questionnaire ne doit pas être interprétée comme une position favorable ou défavorable aux propositions de la SPCA.

Quels points communs et quelles différences ressortent ?

Parmi les trois partis ayant répondu au questionnaire, le PLQ, le PQ et Québec solidaire se disent tous favorables à un meilleur encadrement du bien-être des animaux d’élevage et au principe de mettre fin aux fermes à fourrure, avec des différences sur les modalités et l’échéancier.

Sur les animaux dans les logements, le PLQ et Québec solidaire soutiennent une modification de l’encadrement actuel, tandis que le Parti Québécois ne soutient pas la proposition de la SPCA visant à rendre sans effet les clauses d’interdiction.

Sur la prise en compte de l’animal lors d’une séparation conjugale, Québec solidaire soutient une modification explicite du Code civil. Le PLQ et le PQ ne prennent pas cet engagement dans leurs réponses au questionnaire.

La CAQ et le PCQ n’ayant pas répondu au questionnaire, aucune comparaison fondée sur leurs réponses ne peut être faite pour ces propositions.

Le logement demeure un enjeu très concret

La question des animaux dans les logements touche directement les personnes qui vivent avec un chien ou un autre animal de compagnie. Québec solidaire avait déjà déposé le projet de loi no 494 afin de rendre sans effet les clauses d’un bail qui tendent à interdire les animaux de compagnie. Le texte a été réinscrit à l’Assemblée nationale le 6 mai 2026. Le PLQ a désormais également indiqué à la SPCA vouloir agir sur les interdictions d’animaux dans les logements, avec un cadre tenant compte d’autres droits et intérêts en présence.

Un article appelé à évoluer

La campagne électorale est toujours en cours. De nouvelles propositions peuvent donc être publiées d’ici au scrutin. Nous mettrons cette page à jour si un parti annonce une nouvelle mesure pertinente ou précise sa position.

Maison Canis n’appuie aucun parti politique et ne recommande aucun choix électoral. Nous partageons ces informations parce que les décisions publiques peuvent avoir un impact concret sur les animaux et sur les personnes qui vivent avec eux.

Sources principales

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